Le développement de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique subsaharienne est entravé par la « pauvreté des données de santé » et la faible utilisation des soins postnatals. Des barrières culturelles, structurelles et la méfiance compromettent l’exactitude des informations, malgré l’importance cruciale de ces droits pour réduire la mortalité maternelle et infantile. L’étude, basée sur des données secondaires de l’Enquête en grappes à indicateurs multiples (MICS) 2021-2022 de l’Eswatini, a utilisé une modélisation par régression logistique à deux niveaux. Elle a analysé les facteurs individuels et contextuels associés à la non-utilisation des soins postnatals du nouveau-né. La prévalence de cette non-utilisation en Eswatini atteint 50,6%. Les nouveau-nés accouchés en établissement et ceux des régions de Manzini et Shiselweni montrent une probabilité accrue de non-utilisation. L’étude souligne l’urgence d’améliorer l’accès régional aux services de santé maternelle et la continuité des soins.
The advancement of sexual and reproductive health and rights in Sub-Saharan Africa faces significant hurdles due to « data poverty » and low uptake of postnatal care. Cultural and structural barriers, alongside mistrust, compromise data accuracy, despite the critical role of these rights in reducing maternal and child mortality. This study, utilizing secondary data from the 2021-2022 Eswatini Multiple Indicator Cluster Survey (MICS), employed a two-level logistic regression modeling approach. It investigated individual and contextual factors associated with the non-use of newborn postnatal care. The prevalence of this non-use in Eswatini stands at 50.6%. Newborns delivered in health facilities and those residing in the Manzini and Shiselweni regions showed higher odds of non-use. The research highlights the urgent need to improve regional access to maternal healthcare services and ensure continuity of care.
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