Ce mémoire compare les politiques française et canadienne de maintien de la paix en Afrique. Au début des années 1990, la France et le Canada fournissaient des troupes aux missions de paix de l’ONU. Ils étaient présents en Somalie, au Rwanda, en Centrafrique et en RDC. Après les échecs en Somalie et au Rwanda, les dirigeants ont privilégié la formation des forces africaines. Ils ont réduit l’engagement direct de leurs armées. L’étude identifie les motivations de ces interventions en Afrique. Elle analyse les actions des deux pays de 1993 (Somalie) à 2003 (Opération Artémis en Ituri, RDC). Un cadre d’analyse réaliste guide cette recherche. Ce cadre repose sur la théorie réaliste des relations internationales. Il postule un système international anarchique. Les conflits sont toujours possibles. Les États sont les acteurs principaux. Leurs chefs maximisent l’intérêt national, défini par la puissance. L’intérêt national et la puissance sont centraux. L’approche réaliste offensive explique l’utilisation du maintien de la paix pour acquérir de l’influence. L’hypothèse principale est que le maintien de la paix sert le Canada et la France. Il leur permet d’acquérir de l’influence et de défendre des objectifs internationaux. La seconde hypothèse suggère une modification de leur politique étrangère post-Guerre Froide. Ils s’adaptent aux guerres civiles africaines et aux contraintes budgétaires. En somme, Canadiens et Français ont participé aux opérations de paix en Afrique. Ils cherchaient à gagner de l’influence et à protéger leurs intérêts. Face à des facteurs externes et internes, ils ont ajusté leur politique. La contribution du Canada fut moins significative que celle de la France. La France possédait plus de moyens militaires. Le Canada a surtout joué un rôle diplomatique.
This thesis compares French and Canadian peacekeeping policies in Africa. In the early 1990s, France and Canada supplied troops to UN peacekeeping missions. They deployed forces in Somalia, Rwanda, Central African Republic, and the DRC. Following failures in Somalia and Rwanda, leaders favored training African peacekeeping forces. They reduced direct military engagement. This study identifies the motivations behind these interventions in Africa. It analyzes actions of both countries from 1993 (Somalia) to 2003 (Operation Artemis in Ituri, DRC). A realist analytical framework guides this research. This framework relies on the realist theory of international relations. It posits an anarchic international system. Conflicts remain ever-present. States act as primary actors. Their leaders maximize national interest, defined by power. National interest and power are central concepts. The offensive realist approach explains how states use peacekeeping to gain influence. The main hypothesis states that peacekeeping serves Canada and France. It allows them to acquire influence and defend international objectives. The second hypothesis suggests a post-Cold War shift in their foreign policy. They adapted to African civil wars and internal budgetary constraints. Ultimately, Canadians and French participated in African peacekeeping operations. They sought to gain influence and protect their interests. Facing external and internal factors, they adjusted their policies. Canada’s contribution was less significant than France’s. France possessed greater military resources. Canada primarily played a diplomatic role.
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