L’igbo, troisième langue nationale du Nigeria, compte plus de 30 millions de locuteurs. Malgré son importance, la dénomination des couleurs y est peu étudiée, avec une absence de mot défini pour le concept de « couleur » et une forte association aux objets usuels. L’étude combine des données de première main (contes, enquêtes auprès de la diaspora, expérience de terrain) avec une analyse approfondie de 15 dictionnaires, lexiques, manuels et grammaires publiés entre 1899 et 2016, ainsi que de la littérature et de la Bible igbo. Les résultats montrent une évolution lente de la dénomination des couleurs, avec une prédominance du blanc, noir et rouge, et des difficultés de perception pour les couleurs intermédiaires. L’article révèle également l’importance culturelle et spirituelle des couleurs dans l’architecture, la cosmétique (indigo) et les arts igbo, soulignant leur rôle dans la communication non-verbale et la symbolique de la beauté.
Igbo, Nigeria’s third national language, boasts over 30 million speakers. Despite its significance, color naming remains understudied, marked by the absence of a defined word for « color » and a strong association with everyday objects. The study integrates primary data (folktales, diaspora surveys, field experience) with an in-depth analysis of 15 dictionaries, lexicons, manuals, and grammars published between 1899 and 2016, alongside Igbo literature and the Igbo Bible. Findings indicate a slow evolution in color naming, with white, black, and red predominating, and perceptual challenges for intermediate colors. The article also highlights the cultural and spiritual importance of colors in Igbo architecture, cosmetics (indigo), and arts, emphasizing their role in non-verbal communication and the symbolism of beauty.
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