This paper critically examines the International Criminal Tribunal for Rwanda’s (ICTR) handling of sexual violence prosecutions during the Rwandan genocide, questioning its effectiveness for rape survivors. It highlights the widespread sexual violence against Tutsi women and the ICTR’s failure to adequately address these crimes despite its mandate. The methodology involves analyzing the ICTR Prosecutor’s Office record and incorporating perspectives from Rwandan rape survivors, including those who testified. The study reveals a significant lack of political will, inadequate investigations, and insufficient victim support within the ICTR. It concludes that the Tribunal delivered minimal justice to sexual violence victims, advocating for urgent reforms in international criminal courts to prioritize and humanize the prosecution of such crimes.
Cet article examine de manière critique la gestion par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) des poursuites pour violences sexuelles pendant le génocide rwandais, s’interrogeant sur son efficacité pour les survivantes. Il met en lumière l’ampleur des violences sexuelles contre les femmes tutsies et l’incapacité du TPIR à traiter adéquatement ces crimes malgré son mandat. La méthodologie repose sur l’analyse du dossier du Bureau du Procureur du TPIR et intègre les témoignages de survivantes rwandaises, y compris celles ayant déposé. L’étude révèle un manque significatif de volonté politique, des enquêtes inadéquates et un soutien insuffisant aux victimes au sein du TPIR. Elle conclut que le Tribunal a rendu une justice minimale aux victimes de violences sexuelles, plaidant pour des réformes urgentes des tribunaux pénaux internationaux afin de prioriser et d’humaniser la poursuite de ces crimes.
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