L’espionnage en temps de paix (ETP) est un phénomène omniprésent mais sans encadrement précis en droit international, suscitant des questions de légalité pressantes suite à des affaires récentes comme Timor-Leste c Australie ou le cyberespionnage. Cette étude adopte une approche positiviste, examinant l’ETP à travers les notions classiques du droit international public (souveraineté étatique, droits de la personne, droit diplomatique) et les nouveaux droits allégués. Elle révèle une légalité à géométrie variable : si le cyberespionnage et la cyber reconnaissance semblent licites, un droit à la non-ingérence dans les communications entre États et avocats émerge, rendant illicite l’espionnage lors du règlement de différends internationaux.
Peacetime espionage (PTE) is a pervasive phenomenon largely unregulated by international law, raising urgent legal questions following recent cases such as Timor-Leste v Australia and cyberespionage. This study adopts a positivist approach, analyzing PTE through classical public international law concepts (state sovereignty, human rights, diplomatic law) and newly alleged rights. It reveals a variable legality: while cyberespionage and cyber reconnaissance appear lawful, a right to non-interference in state-attorney communications emerges, rendering espionage illicit during international dispute resolution.
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